« L’héritage durable de la guerre civile salvadorienne sur l’environnement et la santé », un essai d’Amaan Thawer
L’assistant de recherche de Mémoire survivante, Amaan Thawer, a publié en novembre 2025 l’essai intitulé “The Lasting Legacy of the Salvadoran Civil War on Environment and Health” [L’héritage durable de la guerre civile salvadorienne sur l’environnement et la santé] sur le site de la Planetary Health Alliance [article disponible en anglais].
Dans cet essai, Thawer examine la crise environnementale actuelle du Salvador et ses liens profonds avec la guerre civile (1979–1992). Il analyse l’état actuel de la pollution, de la déforestation et de l’usage intensif d’agrochimiques, soulignant que ces problèmes ne peuvent être compris indépendamment de la violence et du déplacement provoqués par la guerre. «Comme pour d’autres vulnérabilités sociales et écologiques, la fragilité environnementale actuelle du Salvador est profondément enracinée dans le traumatisme et la destruction de sa guerre civile », écrit-il.
L’essai met également en lumière le travail du Centro Salvadoreño de Tecnología Apropiada [Centre Salvadorien de Technologie Appropriée, CESTA], qui dénonce les dommages environnementaux causés par les industries et les gouvernements tout en promouvant des alternatives pratiques telles que l’usage du vélo, le compostage des déchets organiques, le recyclage et la protection des forêts. Thawer s’appuie sur les analyses du directeur du CESTA, le Dr Ricardo Navarro, qui documente depuis longtemps les dommages environnementaux liés à la guerre. « Parmi les tactiques les plus destructrices employées pendant la guerre figurait la stratégie de la terre brûlée, une approche écocidaire impliquant de vastes bombardements aériens utilisant du napalm et du phosphore blanc pour incendier les forêts et les terres agricoles paysannes», note Thawer. «La destruction écologique n’a pas été accidentelle : elle a été instrumentalisée pour briser la capacité de survie des communautés. »
Photo d’Amaan Thawer sur l’île Tasajera, au Salvador.
« Con un gran amor » : Photos, récits et réflexions sur l’après-guerre au Salvador — Séminaire CRS/CERLAC à l’Université York, le 12 novembre
Des membres de l’équipe Mémoire Survivante présenteront “‘Con un gran amor’”: Photos, Stories, and Reflections from Postwar El Salvador” [‘Con un gran amor’ : Photos, récits et réflexions sur l’après-guerre au Salvador] lors d’un séminaire hybride à l’Université York, le mercredi 12 novembre 2025. Participeront : Adriana Alas, Giada Ferrucci et Amanda Grzyb (Université Western), Morgan Poteet (Université Mount Allison) et Jocelyn Torres (Université York).L’événement est organisé par le Centre d’études sur les personnes réfugiées (CER) et le Centre de recherche sur l’Amérique latine et les Caraïbes (CERLAC). Participation en présentiel ou par Zoom.
Résumé
Ce séminaire explore l’utilisation du Photovoice comme méthode créative de recherche participative et de mobilisation communautaire au sein du projet Mémoire survivante au Salvador de l’après-guerre. La Photovoice est une méthode accessible et flexible qui permet aux participantes et participants de documenter des problématiques, d’identifier des forces et de guider l’action au sein de leurs communautés.
Nous travaillons avec des personnes survivantes et des collaborateur·trices communautaires en utilisant la Photovoice pour approfondir les thèmes de la mémoire, de l’identité et de la résilience dans le Salvador d’après-guerre.
Cette présentation montrera et commentera des projets de Photovoice réalisés dans trois communautés distinctes du Salvador, qui, chacune dans son propre contexte et dans le cadre historique plus large du pays, ont mis en lumière des enjeux liés à la santé mentale, la mémoire communautaire et de genre, l’urbanisation et l’environnement.
Ce 15 octobre, participez à la présentation publique de la thèse de doctorat de Joel Martínez-Lorenzana sur la musique communautaire salvadorienne
Les approches novatrices de la musique communautaire au Salvador seront au cœur de la présentation publique de Joel Martínez-Lorenzana, qui aura lieu le mercredi 15 octobre 2025, en ligne, à partir de 11 h 30 (heure de l’Est, UTC−4).
Sa présentation s’intitule : « Musique communautaire, construction de la paix et mémoire historique au Salvador : trois études de cas ».
Pour recevoir le lien de visioconférence, veuillez confirmer votre participation par courriel à jmart488@uwo.ca.
À propos de Joel
Joel Martínez-Lorenzana a travaillé pendant dix ans comme enseignant au Département d’art de l’Université nationale autonome du Honduras, où il a également coordonné le programme de baccalauréat en musique entre 2016 et 2019. En mai 2021, il a obtenu une maîtrise en interprétation et pédagogie du piano à l’Université d’État de l’Arizona (États-Unis). À l’automne de la même année, il a entrepris un doctorat en éducation musicale à l’Université Western (Canada). Ses recherches explorent des approches innovantes de l’enseignement et de l’apprentissage de la musique, en imaginant des façons de transformer, transgresser et détacher la musique des pratiques qui oppriment ou rendent invisibles divers groupes.
Connecter l'histoire : María Laura est la nouvelle postdoctorante de Mémoire Survivante
Sérendipité, ainsi le décrit la Dre María Laura Flores Barba, historienne de l'art mexicaine, la première fois qu’elle a entendu parler de Mémoire Survivante dans l’après-guerre au Salvador. En septembre 2017, alors qu'elle était l'enseignante d’un cours d'espagnol pour débutant·es, la fondatrice du projet, Amanda Grzyb, a assisté à quelques séances en tant qu'auditrice libre. Elles sont restées en contact. Peu de temps après, la Dre Flores Barba est devenue assistante de recherche, a rejoint le travail de terrain et a commencé à repenser la manière dont son travail reliait le passé au présent, en considérant les personnes dans les documents historiques comme des membres de communautés réelles.
Au Salvador, elle a échangé avec des survivantes et des survivants et leurs familles sur les expériences vécues. Ceci a mis en lumière la manière dont les réseaux locaux aident les gens à digérer le passé et à préparer l'avenir. « J'ai commencé à parler aux gens, à comprendre ce qui leur était arrivé. Et j'ai adoré travailler sur le terrain », dit-elle. « En tant que Latino-Américaine, je connaissais les conflits d'Amérique centrale en général, mais j'ai appris l'histoire de la guerre civile salvadorienne directement auprès de celles et ceux qui l'ont vécue. »
De retour au Canada, elle a revisité sa thèse sur les peintres mexicains coloniaux en se concentrant sur les relations et les réseaux, et non plus seulement sur les œuvres et les dates. Ce changement a donné naissance à une base de données numérique cartographiant les peintres mexicains des XVIIe et XVIIIe siècles à travers leurs liens sociaux, les présentant ainsi comme des personnes, et non plus seulement comme des sujets d'étude. Vous pouvez consulter sa recherche et la carte interactive ici.
Avec son doctorat terminé en juin 2025, la Dre Flores Barba entame un postdoctorat de deux ans au sein de Mémoire Survivante. Elle travaille sur trois projets connectés :
1) Archives photographiques communautaires
Elle coordonne la collecte participative de métadonnées pour une archive numérique de photographies des Sœurs de Lorette, un groupe de religieuses basé à Toronto qui a contribué à la reconstruction communautaire au Salvador. Ces archives permettront aux personnes salvadoriennes d'identifier des personnes et des lieux, et d'enrichir leur contexte et leurs récits.
2) Livre d'histoire du village de Copapayo
Elle soutient Otilio Ayala, un leader communautaire local et historien, dans la création d’un livre sur l'histoire de Copapayo, un village détruit pendant la guerre et le site d'un massacre, en mettant l'accent sur la documentation accessible centrée sur les récits communautaires.
3) Reconstruction virtuelle
En collaboration avec les habitant·es, elle contribue à structurer la mémoire communautaire de Copapayo : emplacement des maisons, organisation des rues et mode de vie quotidien avant la guerre. Des ateliers communautaires présenteront et discuteront des aperçus afin de garantir une reconstitution virtuelle fidèle du village.
Entre apprendre de différentes expériences, entendre des histoires difficiles du passé et trouver des façons créatives de les représenter et de les concrétiser, la Dre Flores Barba est particulièrement enthousiaste à l'idée de continuer à créer des liens et à collaborer avec l'équipe. « En tant qu'historienne, je travaillais individuellement. On se contentait d'aller aux archives et d'écrire nos idées, sans vraiment partager grand-chose », se souvient-elle. « Maintenant, je discute avec l'équipe, on réfléchit ensemble et on essaie de résoudre des problèmes ensemble. C'est un travail d'équipe et de collaboration à part entière. Et j'adore ça. J'aime les gens et j'aime créer des liens. »
Fils qui nous unissent: rencontre artistique collective avec l'artiste salvadorienne Teresa Cruz à l’Université Western
L'Université Western accueillera l’artiste brodeuse salvadorienne, actuellement en résidence, pour un rassemblement artistique collectif les 2 et 3 octobre. L'atrium du bâtiment FIMS and Nursing (FNB) se transformera en un studio où les participant·es contribueront à la création d’une grande tapisserie de résistance.
Les participant·es sont invité·es à broder un petit morceau de cette tapisserie. À travers le geste lent et réfléchi de la broderie, l'artisanat devient à la fois un acte de solidarité et de défiance contre le fascisme, la suprématie blanche, l'autoritarisme, la montée des attaques contre les personnes transgenres et les communautés 2SLGBTQIA+, ainsi que la persistance de la misogynie. Chaque point est personnel et collectif – une image, un mot ou un symbole de résistance – intégré dans une toile plus vaste qui unit des luttes communes.
Les étudiant·es, les enseignant·es et membres du personnel sont les bienvenu·es pour créer un œuvre d’art qui résiste autant qu’elle soigne, peu importe leur niveau d’expérience en broderie.
Il s’agit d’un évènement collaboratif en accès libre: arrivée à tout moment, début d'une nouvelle pièce ou continuation d'une pièce laissée par un·e autre participant·e. Les artistes Soheila K. Isfahani,Tricia Johnson et Kayla McInnes seront également présentes lors du rassemblement.
Détails de la rencontre
Évènement: Fils qui nous unissent-Rencontre d'art collectif-Accès libre
Date et heure: Jeudi 2 octobre (10h00-16h00) et Vendredi 3 octobre (9h00-12h00)
Lieu: Bâtiment FIMS and Nursing (FNB), Université Western
L'événement est coparrainé par la Faculté d’études de l'information et des médias; la Chaire Rogers d'études en journalisme et nouvelles technologies de l'information; les départements d'anthropologie, des arts visuels, des langues et cultures, let d'études sur le genre, la sexualité et les femmes; le projet Mémoire survivante dans l’après-guerre au Salvador, le projet CRSV au Libéria et le Museo de la Palabra y la Imagen au Salvador. Il est financé en partie par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH).
Ateliers participatifs de planification stratégique avec la communauté de Santa Marta
En mai 2025, la communauté de Santa Marta a organisé une série d’ateliers participatifs de planification stratégique centrés sur la mémoire, l’éducation et l’organisation collective. Avec la participation de plus de 40 personnes de différentes générations, ce processus a permis de consolider un horizon commun pour 2025–2030, enraciné dans l’histoire vécue, le soin collectif et la continuité communautaire.
Plus qu’un nouveau départ, les ateliers ont servi à approfondir un travail soutenu depuis des décennies et à clarifier des priorités, telles que la Casa de la Memoria (dans ses dimensions physique et numérique), les sites de mémoire, l’éducation intergénérationnelle, la participation culturelle et la mise en visibilité des mémoires des femmes comme fondement du savoir communautaire. Il a également été réaffirmé que le futur Comité de Mémoire Historique, élu en assemblée, jouera un rôle clé dans la coordination et la continuité des initiatives.
L’initiative de recherche Mémoire survivante dans l'après-guerre au Salvador est partiellement financée par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, l’Université Western, l’Université d’État Ferris, la Fondation canadienne pour l'innovation et le Fonds pour la recherche en Ontario.
Recherche-création en cours : construire une feuille de route communautaire pour la mémoire, l’éducation et l’accès numérique
Au cours de la dernière année, les activités de recherche menées avec la communauté de Santa Marta (à Cabañas, au Salvador) se sont concentrées sur le renforcement du travail communautaire de mémoire historique à travers des processus collaboratifs de recherche-création. Cela a inclus l’avancement de la vision d’une Casa de la Memoria à la fois physique et numérique, permettant de progresser dans l’organisation de témoignages, de photographies et de musique en vue de leur préservation à long terme, ainsi que l’identification d’opportunités pour que les jeunes se forment aux processus de documentation et à d’autres compétences numériques.
Dans ces dialogues communautaires, l’importance d’identifier, de cartographier et de préserver les sites de mémoire — rivières, collines, grottes, sentiers et lieux communautaires — a également été mise en avant, afin que les nouvelles générations puissent relier le paysage aux témoignages à travers des commémorations, des plaques et des parcours ou cartes numériques.
Tout au long de ces activités, le travail met l’accent sur l’apprentissage intergénérationnel et sur les pratiques culturelles participatives (théâtre, musique, broderie, narration orale) comme des formes essentielles pour maintenir la mémoire vivante et accessible, au sein et au-delà de Santa Marta, y compris auprès des communautés salvadoriennes de la diaspora.
L’initiative de recherche Mémoire survivante dans l'après-guerre au Salvador est partiellement financée par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, l’Université Western, l’Université d’État Ferris, la Fondation canadienne pour l'innovation et le Fonds pour la recherche en Ontario.
Conférence communautaire sur la mémoire, le traumatisme et la santé mentale
En mai 2025, le projet Mémoire survivante dans l'après-guerre au Salvador a coorganisé la conférence «Mémoire, traumatisme et santé mentale : échange d’expériences pour la praxis communautaire et intergénérationnelle II» à Suchitoto, au Salvador. L’événement a réuni 65 personnes participantes, dont des leaders communautaires, des spécialistes de la santé, de de l’éducation, des artistes, des enseignant·es et des chercheur·euses provenant du Salvador et d’organisations internationales partenaires, dans le but d’échanger des expériences et des stratégies pour faire face aux impacts psychologiques et sociaux à long terme de la guerre et de la violence dans des communautés post-conflit.
S’appuyant sur la première conférence organisée à Arcatao en 2023, cette rencontre a permis de créer un espace de dialogue entre des personnes engagées dans des pratiques communautaires et des professionnel·les de la santé mentale dans des régions rurales touchées par la guerre civile salvadorienne. Les ateliers et les espaces de discussion ont abordé divers thèmes, notamment le traumatisme et la mémoire, les pratiques communautaires en santé mentale, le rôle de l’art et du récit dans les processus de guérison, la participation des jeunes ainsi que des stratégies visant à renforcer les réseaux locaux de soutien.
Les personnes participantes ont souligné l’importance des approches ancrées dans les contextes culturels et portées par les communautés pour aborder la santé mentale, en intégrant la mémoire historique, le soin collectif et le dialogue intergénérationnel. Les résultats de cette rencontre contribueront à l’élaboration d’un rapport de recherche bilingue qui documentera les principaux apprentissages et formulera des recommandations pour de futures initiatives communautaires en santé mentale dans la région.
L’initiative de recherche Mémoire survivante dans l'après-guerre au Salvador est partiellement financée par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, l’Université Western, la Fondation canadienne pour l'innovation et du Fonds pour la recherche en Ontario.
Travail de terrain pour les livres communautaires : Las Vueltas, avril–mai 2025
L’équipe de recherche de Las Vueltas s’est réunie à Las Vueltas à la fin avril et au début mai 2025 afin de faire avancer la création d’une bande dessinée communautaire et l’achèvement du livre d’histoire communautaire de Las Vueltas, tous deux consacrés à documenter l’histoire de la réinstallation et de l’organisation populaire dans la communauté. L’équipe comprend des organisateur·rice·s communautaires Heidi Calderón, Nelson Rodríguez, Marvin Alas et Juan Carlos ; l’artiste salvadorienne-canadienne Jessica Larios ; l’assistante de recherche nicaraguo-canadienne Sabrina Del Bello Guatemala ; ainsi que la professeure adjointe en anthropologie Beatriz Juárez-Rodríguez (Université Carleton).
Au cours de plusieurs jours, l’équipe de recherche a mené des entretiens approfondis, des ateliers créatifs, des ateliers communautaires et des séances de planification avec des membres du comité de recherche communautaire et de la communauté élargie de Las Vueltas. Ce travail met au centre les voix communautaires et le dessin des mémoires dans la documentation de leur propre histoire.
L’initiative de recherche Mémoire Survivante dans l’après-guerre au Salvador bénéficie d’un financement partiel du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, de l’Université Western, de l’Université Carleton, de la Fondation canadienne pour l’innovation et du Fonds de recherche de l’Ontario.
Premier forum de recherche dirigé par la communauté étudiante
En avril 2025, des étudiantes et des étudiants membres du au projet Mémoire historique survivante au Salvador de l’après-guerre ont organisé et dirigé leur premier forum de recherche l’Université Western. L’événement a créé un espace collaboratif leur permettant à des participant·es de premier cycle et des cycles supérieurs de présenter des recherches liées aux thèmes centraux du projet, notamment la mémoire historique, la justice environnementale, les archives communautaires et les méthodologies de recherche participatives. Les présentations ont mis en valeur des travaux en cours portant sur la numérisation d’archives, la mémoire de la diaspora, les histoires environnementales de la guerre civile salvadorienne et les approches communautaires pour documenter la mémoire et la résistance.
Le forum a réuni des étudiant·es, des membres du corps professoral et des personnes collaboratrices issues des communautés, favorisant le dialogue entre la relève en recherche s et des membres expérimenté·e·s du milieu universitaire. À travers des panels et des présentations, les étudiant·es ont partagé des réflexions sur leurs projets et ont discuté des défis éthiques et méthodologiques liés au travail avec des archives communautaires et des récits de violence. L’événement a également permis de renforcer les réseaux de soutien académique au sein du projet et de souligner le rôle essentiel de la population étudiante dans l’avancement de recherches collaboratives et engagées auprès des communautés.
L’initiative de recherche Mémoire survivante dans l'après-guerre au Salvador est partiellement financée par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, l’Université Western, la Fondation canadienne pour l'innovation et du Fonds pour la recherche en Ontario.
« El Taconazo », une chanson de la guerre civile salvadorienne
Cette interprétation de la chanson « El Taconazo » [ Le coup de talon], par Norberto « Don Tito » Amaya, a été présentée par le Kubatana Vocal Ensemble de l’Université du Connecticut lors de son concert UNBROKEN: Music, Resistance, Torture. Tenu le 25 avril 2025, ce concert est le résultat d’un semestre de recherche étudiante mené par les membres de l’ensemble, explorant la dichotomie entre la musique comme forme de résistance et la musique comme instrument de torture dans la chanson contemporaine.
« El Taconazo », une chanson issue de la guerre civile salvadorienne, a été présentée au groupe par la professeure d’histoire de la musique Emily Abrams Ansari (Université Western), à la suite de recherches sur la musique de Don Tito réalisées dans le cadre du projet Mémoire survivante dans l'après-guerre au Salvador.
L’initiative de recherche Mémoire survivante dans l'après-guerre au Salvador est partiellement financée par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, l’Université Western, la Fondation canadienne pour l'innovation et du Fonds pour la recherche en Ontario.
Travail de terrain : Las Vueltas, novembre–décembre 2024
En novembre et décembre 2024, l’équipe de recherche de Las Vueltas a mené une série d’entretiens approfondis dans le departamento de Las Vueltas. L’équipe comprend une variété d’organisatrices et organisateurs communautaires: Heidi Calderón, Nelson Rodríguez, Marvin Alas et Juan Carlos, ainsi que l’artiste salvadorienne-canadienne Jessica Larios ; l’assistante de recherche nicaraguo-canadienne Sabrina Del Bello Guatemala ; ainsi que la professeure adjointe en anthropologie Beatriz Juárez-Rodríguez (Université Carleton). Ces échanges ont porté sur la formation historique de la communauté, la vie sociale et culturelle quotidienne avant la guerre civile, les dynamiques du processus de réinstallation, ainsi que l’organisation sociale et politique qui a émergé pendant la reconstruction.
Cette période de travail de terrain a également marqué le début d’une collaboration artistique prometteuse. L’artiste local Nelson Rodríguez et l’artiste salvadorienne-canadienne Jessica Larios ont entamé la co-création du récit visuel d’une bande dessinée qui raconte l’histoire de la réinstallation de Las Vueltas et met en lumière le rôle central joué par le père Bernardo. Cette bande dessinée communautaire vise à donner vie à la mémoire collective à travers un médium visuel puissant et accessible.
L’initiative de recherche Mémoire Survivante dans l’après-guerre au Salvador bénéficie d’un financement partiel du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, de l’Université Western, de l’Université Carleton, de la Fondation canadienne pour l’innovation et du Fonds pour la recherche en Ontario.
Evelia Macal et Harold Fallon rencontrent le pape Francis à Rome
Dans le cadre du prix UNISERVITATE 2024 Solidarity Service and Learning Award – remporté par l’Université KU Leuven en collaboration avec l'Université centraméricaine José Simeón Cañas (UCA) pour le cours d'architecture « Surviving Memory in Postwar El Salvador » – Evelia Macal et Harold Fallon ont eu une audience avec le pape François, à Rome, le samedi 9 novembre 2024.
Macal a offert au pape une broderie du Massacre de la rivière Sumpul réalisée par Rosa Rivera, une survivante qui fait partie du Collectif de broderies des femmes Las Vueltas (également une initiative de Mémoire Survivante).
Harold Fallon a offert au pape un exemplaire dédié du livre communautaire Memorias del Sumpul [Mémoires du Sumpul] publié en 2019 par l’Asociación Sumpul en collaboration avec Dorotea Mölders. Le livre comprend l’histoire du Massacre de la rivière Sumpul, des témoignages de survivant·es et des informations sur la conception préliminaire du mémorial, achevé en 2024 en collaboration avec Agwa architects, l’Université KU Leuven, l’Asociación Sumpul et l’Université Western. Le mémorial a été financé en partie par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH), LiUNA Conseil provincial du district de l'Ontario, OPDC], la section locale 183 de LiUNA, les Sœurs Loreto de Toronto et le Fonds commémoratif Arthur Fallon.
La dédicace du livre se lit comme suit : « À sa sainteté le pape François, au nom de l'Asociación Sumpul, des communautés organisées de la région et de l’initiative Mémoire survivante dans l’après-guerre au Salvador, avec l'espoir que les actions de solidarité et les prières apporteront justice et dignité durable, surtout dans ce contexte de négationnisme et d'autoritarisme croissant qui accable tant de personnes dans le monde. Rome, le 8 novembre 2024 ».
Le pape François a été ému par la valeur symbolique de ces dons et a écouté avec intérêt les explications sur les luttes des communautés de Chalatenango, en particulier la demande de prière pour la fin de l'état d'exception au Salvador.
Ouverture de l'exposition commémorative du Massacre de la rivière Sumpul au Centro Arte para la Paz
It all begins with an idea.
L'exposition itinérante « Le 14 mai : mémorial du massacre de la rivière Sumpul » de Mémoire survivante dans l’après-guerre au Salvador a été inaugurée le samedi 19 octobre au Centro Arte para la Paz [Centre art pour la paix, CAP]. L'exposition commémore les victimes du massacre de 1980 au moyen de dessins d'architecture, de maquettes, de peintures, de céramiques, de broderies, de gravures sur linoléum, de travaux de recherche ainsi comme de la documentation et des témoignages vidéo qui contextualisent la vision du mémorial et intègrent des projets artistiques et pédagogiques. Mémoire Survivante vous invite à visiter l'exposition, qui restera ouverte jusqu'au 30 janvier 2025.
Cet effort collectif est cofinancé par le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH), le Programme des Nations Unies pour le développement du Salvador (PNUD), les universités KU Leuven et UCLouvain (Belgique), l'Université Western (Canada), le bureau belge d'architecture AgwA et le Centre culturel d'Espagne au Salvador. Nous comptons sur les contributions de l'Université du Salvador, du Museo de la Palabra y la Imagen [Musée du mot et de l'image] et de l'Asociación Sumpul [Association Sumpul].
L'activité a compté sur la participation des membres des communautés de Chalatenango, de l'Asociación Sumpul [Association Sumpul], du Centre culturel d'Espagne au Salvador, de l'Université du Salvador, du Museo de la Palabra y la Imagen [Musée du mot et de l’image], entre autres institutions ; ainsi que des représentants du CAP et certains leaders des communautés de Suchitoto.
Fond de financement du Mémorial du massacre d'El Higueral
It all begins with an idea.
Veuillez envisager de faire un don pour aider à financer la construction d'un mémorial collaboratif pour commémorer le massacre d'El Higueral. L’Université KU Leuven a organisé cette initiative de financement participatif pour soutenir le projet. Dans le cadre de l'initiative Mémoire survivante dans l’après-guerre au Salvador, le mémorial a été conçu conjointement par Harold Fallon (KU Leuven/AgwA), Evelia Macal, Thomas Montulet (AgwA) et la communauté d'El Higueral. Même les petites contributions sont d'une grande aide ! Faites un don ici :
https://donate.kuleuven.cloud/crowdfunding/kuleuven/project/elhigueral?&lang=fr_FR
40 ans depuis le massacre de la rivière Gualsinga
It all begins with an idea.
Le 28 août, des gens de tout le Salvador se sont rassemblés en solidarité avec les survivant·es pour commémorer les 50 victimes du massacre de Gualsinga. Une personne représentant le Colectivo de Memoria Histórica de Chalatenango [Collectif de mémoire historique de Chalatenango] a déclaré : « Nous sommes ici, des gens de différentes communautés de différentes régions du pays, pour commémorer nos sœurs et frères tombés au combat, pour accompagner et offrir notre solidarité aux familles des victimes et des survivant·es de ce massacre, pour élever la voix, condamner ces crimes atroces, exiger la vérité, la justice et une réparation morale et matérielle. Aujourd’hui, 40 ans après le massacre de Gualsinga, nous sommes ici pour dire : PLUS JAMAIS LA GUERRE ET OUI À LA PAIX, À LA VÉRITÉ, À LA JUSTICE ET À LA RÉCONCILIATION !
Nouvelle peinture murale communautaire à San José Las Flores
It all begins with an idea.
Une nouvelle peinture murale a été dévoilée cette semaine à San José Las Flores pour rendre hommage aux filles, garçons, et personnes disparues pendant la guerre civile salvadorienne, ainsi qu'aux mères, pères et familles qui ont perdu leurs proches. Le projet fait partie d'une collaboration entre le Colectivo de Arte Matiz [Collectif d'art Matiz], le Comité de Memoria Histórica de San José Las Flores [Comité de mémoire historique de San José Las Flores] et Mémoire survivante dans l’après-guerre au Salvador.
Équipe de recherche de Las Vueltas : planification collaborative en ligne et formation – hiver 2023
L’Équipe de recherche de Las Vueltas, dans le cadre de l’initiative Mémoire survivante dans l’après-guerre au Salvador, réunit un groupe diversifié de leaders communautaires, d’artistes et de membres du milieu académique. L’équipe comprend des membres d’organisations communautaires en incluant Heidi Calderón, Nelson Rodríguez, Marvin Alas et Juan Carlos. Elle inclut également l’artiste salvadorienne-canadienne Jessica Larios, l’assistante de recherche nicaraguo-canadienne Sabrina Del Bello Guatemala, ainsi que la professeure adjointe en anthropologie Beatriz Juárez-Rodríguez (Université Carleton). Ensemble, ces personnes articulent savoirs locaux, vision artistique et expertise académique afin de documenter et de renforcer la mémoire historique de la communauté.
Au cours de l’hiver 2023, l’Équipe de recherche de Las Vueltas s’est réunie en ligne à plusieurs reprises tout au long des mois de janvier, février et mars afin de mettre en place le comité communautaire de recherche, de définir ses objectifs et de développer de manière collaborative les thématiques du livre d’histoire communautaire. Ces premières rencontres ont également permis de poser les bases d’un agenda de recherche partagé, fondé sur des méthodes participatives.
Le 1er mars 2023, un atelier de renforcement des capacités intitulé « Reconstruisons ensemble notre mémoire historique : atelier de recherche participative » a été organisé. Lors de cet atelier, les personnes participantes ont approuvé les quatre thèmes centraux du livre; reçu une formation sur les techniques d’entretien et de systématisation des données; et élaboré collectivement les questions d’entretien qui guideront la prochaine phase du travail de terrain.
L’initiative de recherche Mémoire survivante dans l’après-guerre au Salvador bénéficie d’un financement partiel du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, de l’Université Western, de l’Université Carleton, de la Fondation canadienne pour l’innovation et du Fonds pour la recherche en Ontario.